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Un boxeur russe meurt à la suite de son combat

Publié le 23 juillet 2019 à 20h27
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Mardi, le milieu de la boxe a été plongé dans le deuil après que le boxeur russe Maxim Dadashev se soit éteint à la suite des blessures qu'il a subies lors de son combat survenu quatre jours auparavant.

Médaillé d'argent lors des Championnats nationaux russes en 2014, Maxim Dadashev était l'un des plus beaux espoirs du gérant de carrière Egis Klimas.

En l'espace d'un combat, la vie du Russe a chaviré. Les portes du succès étaient grandes ouvertes devant lui, mais le Portoricain Subriel Matias en a décidé autrement.

Impliqué dans un combat furieux avec un adversaire talentueux, Maxim Dadashev a semblé éprouver de sérieux problèmes de coordination du langage et des symptômes qui laissaient croire à une commotion cérébrale. Son entraîneur n'a pris aucune chance au onzième assaut. Il a lancé la serviette refusant que son poulain retourne dans le ring.


Les problèmes ont éclaté à sa sortie du ring, alors que les médecins ont été forcés de le placer sous sédation afin de réduire l'hématome dans sa tête. Environ 72 heures plus tard, le Russe a poussé son dernier souffle.

Son entraîneur est revenu sur la raison pour laquelle il a arrêté le combat. Il a spécifié qu'un seul coup de poing pouvait changer la vie d'une personne. Malheureusement, c'est ce qui s'est produit.


Un deuil au Québec

Ce n'est pas la première fois qu'un tel cas se produit. Ici même au Québec, le champion du monde Adonis Stevenson a passé bien près de vivre une situation semblable en janvier dernier. Heureusement, ce dernier s'est réveillé après avoir passé plus d'une semaine dans un coma provoqué. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les séquelles demeurent limitées dans les circonstances.

Ce ne fut pas le cas pour un autre boxeur de la Belle Province. Le 27 mai 2017, le boxeur québécois David Whittom livrait une véritable guerre face au Saskatchewanais Gary Kopas. En toute fin de combat, il est ébranlé. L'officiel décide donc d'arrêter le combat.

Sur le chemin du retour, le boxeur, entraîné par François Duguay, éprouve des étourdissements et il suffoque. Sa tête le fait souffrir. Sa conjointe de l'époque l'emmène à l'hôpital de Fredericton. L'heure est grave. Le boxeur a subi une hémorragie cérébrale. Les médecins provoquent un coma artificiel pour qu'il puisse récupérer.

Après plus de neuf mois dans le coma, le boxeur s'éteint. Le milieu de la boxe au Québec est en deuil. Certains se rappellent du combat entre Gaétan Hart et Cleveland Denny en juin 1980. La communauté de la boxe pleure la perte de l'un des leurs. Tous cherchent un coupable. La réalité, il n'y en a aucun. Aussi cruel que cela puisse l'être, la nature est faite ainsi.

Qui était Maxim Dadashev?

Auteur d'une fiche de 13 victoires, dont 11 avant la limite, Maxim Dadashev a fait partie des meilleurs boxeurs russes dans la catégorie super-légers (140 livres). Avec une victoire vendredi soir, il aurait obtenu un combat éliminatoire à la ceinture IBF détenu par le Britannique Josh Taylor.

À sa dernière participation aux Championnats de la Russie en 2013, Maxim Dadashev s'était incliné en finale du tournoi face à nul autre que Vitaliy Dunaytsev.

En 2015, Dunaytsev avait mis la main sur le titre lors des Championnats mondiaux présentés à Doha, au Qatar. Il a remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio dans la catégorie des 64 kilos. Il s'était incliné face à celui qui allait devenir le nouveau champion olympique, l'Ouzbekh Fazliddin Gaibnazarov.

Chez les professionnels, sa performance la plus retentissante est survenue face à un boxeur bien connu des Québécois, Ricky Sismundo. À la quatrième ronde, le Russe avait explosé avec une série de deux crochets puissants pour envoyer son adversaire dans les nuages.

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