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Le Lightning rejoint un groupe sélect, mais pas pour les bonnes raisons (Partie 2 de 2)

Publié le 19 avril 2019 à 7h28
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Le Lightning de Tampa Bay, cette année, a terminé, et de beaucoup, au sommet de la LNH, pourtant il a été balayé en première ronde par les Blue Jackets de Colombus. Dans l'histoire de la ligue, ce n'est cependant pas la première fois qu'une équipe termine en tête sans pour autant réussir à soulever la Coupe Stanley. Cela s'est produit à 10 reprises; et on pourrait même aller jusqu'à onze. Hier, nous vous avons présenté, par ordre chronologique, cinq (6) d'entre elles. La deuxième partie de l'article vous présente les cinq autres :

6 - Penguins de Pittsburgh de 1992-1993

Imitant leurs homologues, les Oilers de 1985-1986, les Penguins ont débuté la saison avec l'intention de réussir un triplé. Malheureusement, peu après le début de l'année, une onde de choc a frappé la planète hockey : « Super Mario » souffrait d'un lymphome de Hodgkin. Heureusement, « Le Magnifique » s'est rétabli rapidement permettant, entre-autres, à l'équipe de remporter 17 matchs consécutifs; il s'agit d'un record de la LNH qui perdure, et ce, même depuis l'avènement des tirs de barrage en 2005.

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Même s'il a dû s'absenter durant 24 rencontres, Lemieux a terminé la saison avec 160 points méritant, par la même occasion, le trophée Art-Ross remis au meilleur pointeur de la ligue. De plus, quatre autres joueurs des Penguins ont obtenu 90 points ou plus. Il s'agit de Ron Francis (100 points, 24B, 76P), Rick Tocchet (109 points, 48B,61P), Kevin Stevens (111 points, 55B, 56P) et Jaromir Jagr (94 points, 34B, 60P). En deuxième ronde, les Penguins ont affrontés les Islanders de New York qui les ont éliminés en sept grâce au but en prolongation de David Volek causant ainsi l'une des plus grandes surprises de l'histoire des séries dans la LNH.

7 - Red Wings de Detroit de 1995-1996

Cette année-là, les Red Wings misaient sur un groupe de joueurs exceptionnels, et ce, à toutes les positions. Transportés par ceux qui étaient surnommés les « Russian Five », auxquels s'ajoutaient les Steve Yzerman, Paul Coffey et Nicklas Lidström, l'équipe n'a cependant pas, malgré tout, réussi à soulever la Coupe Stanley. Pour plusieurs, il s'agit, dans l'histoire de la LNH, du meilleur club ayant échoué à remporter le précieux trophée.

Cette équipe, dont sept des membres sont au Temple de la renommée, n'avait alloué que 181 buts et remporté 62 victoires, dont 9 blanchissages; ce nombre record de gains a été égalé par le Lightning cette saison. Le club a ainsi mérité le trophée des Présidents pour une deuxième saison consécutive; leur plus proche poursuivant étant l'Avalanche du Colorado avec 27 points de retard.

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Durant la saison, ils ont cependant disputé un match, celui du 2 décembre 1995 au Forum de Montréal, qui a eu un impact majeur en séries. Ce soir-là, ils ont humilié, le Tricolore 11-1. Pour le Bleu-Blanc-Rouge, il s'agissait de l'une des pires défaites de l'histoire de la franchise, mais, le plus important, est que ce fut la dernière rencontre de Patrick Roy en tant que porte-couleur de la Sainte-Flanelle. Quatre jours après avoir exigé d'être échangé, Roy est devenu le gardien no. 1 de l'Avalanche du Colorado aidant sa nouvelle équipe à éliminer, quelques mois plus tard, les Red Wings en six en finale de l'Association de l'Ouest. Détroit a donc été, en quelque sorte et bien involontairement, l'artisan de son propre malheur; cette victoire de décembre ayant eu un effet domino imprévisible qui les a, en rétrospection, empêché de remporter la Coupe Stanley.

Même si les Red Wings ont soulevé le précieux trophée lors des deux saisons subséquentes, l'édition 1996 n'y est pas parvenue; une occasion ratée par ce groupe exceptionnel.

8 - Red Wings de Detroit de 2005-2006

Cette année-là, les Red Wings ont, une fois de plus, remporté le trophée des Présidents. Menée par Yzerman, Lidström, Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Brendan Shanahan, entre-autres, l'équipe a terminé la saison au deuxième rang de la LNH pour les buts marqués (301) et au troisième rang pour les buts alloués (206). De plus, ils ont présenté le meilleur jeu de puissance (22,1%) ainsi que le troisième meilleur pourcentage d'efficacité en désavantage numérique (85,5%).

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Le club, qui comptait dans ses rangs huit marqueurs de 20 buts et plus, n'a jamais été blanchi durant le calendrier régulier. Ils ont cependant été éliminés en six en première ronde par les Oilers, et leur gardien Dwayne Roloson, qui se sont ensuite rendus jusqu'en finale de la Coupe Stanley; le précieux trophée a été remporté en sept par les Hurricanes de la Caroline.

9 - Capitals de Washington de 2009-2010

Cette édition a été la première équipe ne faisant pas partie des six équipes originales à atteindre le plateau des 120 points en saison régulière avec un bilan de 54-15-3 et un taux d'efficacité de 25,2% en avantage numérique, au sommet de la ligue cette année-là.

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L'équipe comptait alors sept marqueurs de 20 buts et plus dont Alex Ovechkin avec 50. En première ronde de l'Association de l'Est, les Capitals ont affronté le Canadien de Montréal et Jaroslav Halak. Washington, fort d'une avance de 3-1, semblait se diriger allègrement vers une première conquête de la Coupe Stanley lorsque le Tricolore a renversé la vapeur. Au cours des rencontres no. 6 et no. 7, Halak a multiplié les arrêts spectaculaires. Il a ainsi repoussé 94 des 96 tirs dirigés sur lui pour permettre au Bleu-Blanc-Rouge d'éliminer les Capitals par la marque de 2-1 lors du match ultime disputé au Verizon Center.

10 - Canucks de Vancouver de 2010-2011

Depuis l'édition des Canadiens de 1977-1978, celle de Vancouver, menée par Daniel Sedin, le gagnant du trophée Art-Ross, et par les gardiens Roberto Luongo et Cory Schneider, est devenue la première équipe à dominer la LNH en ce qui a trait aux buts marqués (262) et aux buts alloués (185).

Ayant terminé la saison avec un bilan de 54-19-9, l'équipe avait dominé la ligue pour son taux d'efficacité en avantage numérique (24,3%) et terminé au deuxième rang en désavantage numérique (85,6%)

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Après avoir pris une avance de 2 à 0 dans la série finale face aux Bruins, grâce à deux victoires à domicile, Vancouver semblait en bonne position pour remporter la Coupe Stanley, une première dans l'histoire de la franchise. Malheureusement pour eux, Boston a renversé la vapeur pour finalement triompher en sept. Une occasion ratée qui ne s'est jamais représentée pour les Canucks.

Comme vous avez pu le constater, le Lightning n'est pas la seule équipe qui aurait dû, selon toute vraisemblance, remporter la Coupe Stanley, mais qui, malheureusement, a échoué. Le survol de ces clubs nous a cependant permis de discerner trois possibilités pour l'équipe ayant subi un pareil échec. Les voici :

1) le club peut rebondir et remporter la Coupe Stanley l'année suivante, ou la subséquente, comme l'ont faits les Canadiens de 1944-45, les Bruins de 1970-71, les Oilers de 1985-86 et les Red Wings de 1995-96 et de 2005-06.

2) le club a dû attendre plusieurs années avant d'y parvenir comme ce fut le cas pour les Bruins de 1929-30 (attente de 9 ans soit jusqu'à la saison 1938-39), les Penguins de 1992-93 (soit jusqu'à la saison 2008-09, une attente de 15 ans puisque la saison 2004-2005 a été annulée à cause du lock-out) et les Capitals de 2009-10 (attente de 8 ans soit jusqu'en 2017-18).

3) le club dont l'opportunité ne s'est jamais représentée et, donc, qui attendent toujours de soulever le précieux trophée comme les Flyers de 1979-80 et les Canucks de 2010-11.

Selon vous, quel sera le futur du Lightning de Tampa Bay : 1, 2 ou 3?

Cliquez ici pour la partie 1 de 2 de cet article

Crédit : NHL.com
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