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Le Canadien devra se méfier de l'excellent Elias Pettersson


PUBLICATION
Charles-Antoine Nicol
17 novembre 2018  (11h49)
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Dès ce soir à compter de 19h, le Canadien de Montréal disputera la victoire aux Canucks de Vancouver au Rogers Arena.

Le Tricolore devra se méfier d'un Suédois qui est l'élément capital de l'attaque des Canucks depuis le départ des Sedin: le phénomène Elias Pettersson.
Lorsqu'est venu le temps pour le département de recrutement chez les Canucks de se présenter sur les tribunes afin d'annoncer la cinquième sélection au total en 2017, les joueurs Nico Hischier, Nolan Patrick, Miro Heiskanen et Cale Makar ont tous été choisis respectivement au rang un à quatre avant que Vancouver ne jette son dévolu sur Elias Pettersson.
Certes, il ne fut pas le premier choix au total. Cependant, il n'en demeure pas moins le joueur ayant le plus grand impact avec son équipe au moment d'écrire ces lignes. C'est du moins ce que pense le coéquipier du jeune homme de 20 ans, le Français Antoine Roussel:
« Il est écoeurant !  Sans farce, il est vraiment, vraiment bon. Il fait des jeux incroyables, il ralentit l'action. Quand il a la rondelle, il contrôle le match. »

« Il a des habiletés folles. Je n'en reviens pas que les Canucks aient réussi à le repêcher avec le cinquième choix au total. Oui, il y avait de bons joueurs à ce repêchage, mais Elias a un talent exceptionnel. Il comprend tellement bien le jeu. Les Canucks avaient fait leurs devoirs, ils savaient qu'il deviendrait un joueur dominant. »

Ce qui a probablement fait en sorte que Pettersson se fasse sélectionner aussi »loin» malgré son grand talent est sans l'ombre d'une doute son poids digne d'un adolescent, lui qui peinait à franchir la barre des 160 livres, malgré sa taille de 6 pieds 2 pouces, au moment de se faire repêcher.
Néanmoins, le Suédois d'à peine 20 ans est maintenant listé à 176 livres et est probablement le joueur le plus dominant de son équipe. Selon Roussel, Pettersson a un style bien à lui et son succès n'est pas le fruit du hasard:
« Je ne peux pas le comparer à un autre joueur. On m'a déjà posé la question à Vancouver. Il est unique en son style. Il comprend bien le jeu. Je n'avais jamais vu un joueur aussi talentueux et intelligent sur la glace. Il est aussi un bon petit gars.

Il a énormément de confiance, mais pas d'arrogance dans sa personnalité. Il veut apprendre, il pose les bonnes questions. Tu vois qu'il a un bon fond. Il deviendra un bon meneur pour les Canucks. »

Un nouveau Datsyuk
Disons que l'originaire de Sundsvall n'a pas perdu de temps avant de démontrer à la planète hockey qu'il était tout un joueur. En effet, les Canucks affrontaient les Flames lors de leurs deux premières rencontres de la saison 2018-2019, dans lesquelles Pettersson a enfilé ses cinq premiers points en carrière dans le circuit, dont trois buts.
Le capitaine des Flames, Mark Giordano, a d'ailleurs constaté assez rapidement à quel type de joueur il avait affaire :
« Il a été très bon quand nous avons joué contre lui au début de la saison. Quand je le regarde à la télé et que je vois des faits saillants de lui, il me rappelle beaucoup Pavel Datsyuk. C'est sûr que ça place les attentes élevées, mais il ne panique jamais avec la rondelle et il est très intelligent. Il m'a vraiment impressionné. »

Giordano ne s'arrête pas là. Selon lui, Pettersson figure dans la même classe de joueur que les meilleurs au monde:
« C'est difficile à dire aussi tôt, mais avec le départ qu'il connaît, je serais prêt à le placer dans ce groupe. Il est impressionnant à regarder. McDavid, Matthews et McKinnon sont probablement dans une classe à part, mais il est juste derrière. Il a du talent, c'est un bon joueur. »

Une saison exceptionnelle avant de se retrouver dans la LNH
Pettersson n'a pas fait comme les Hischier et Patrick de ce monde l'an dernier, alors que ces derniers ont commencé leur carrière dans le circuit Bettman à 18 ans, le Suédois est quant à lui demeuré dans la meilleure ligue professionnelle de Suède, la SHL, où il a connu une saison historique pour une recrue.
Là où le Tricolore devrait craindre ce soir, c'est qu'Elias Pettersson est vraiment dû pour rebondir. Lors des quatre dernières rencontres des siens, le jeune centre gaucher de 20 ans n'est pas parvenu à noircir la feuille de pointage. Son équipe en a d'ailleurs souffert avec une fiche de 0-3-1 lors de cette mauvaise séquence.
C'est donc dire que Pettersson devrait avoir soif de production offensive et il devra être surveillé de très près par tous les joueurs de la Sainte-Flanelle.
Néanmoins, il sera intéressant de voir si les joueurs des Canucks auront de l'énergie, car comme l'affirme Antoine Roussel, les blessures de Brock Boeser, Sven Baerstchi, Brandon Sutter, Jay Beagle et Alexander Edler font en sorte que les meilleurs joueurs restants, dont Pettersson, sont beaucoup trop surutilisés:
«  Pour nous, l'important, c'est de bien doser son repos et ses énergies. Les saisons sont longues dans la LNH. Il doit s'adapter à la réalité des nombreux matchs. Nous avons présentement plusieurs blessés et nous utilisons trop nos meilleurs joueurs. »

Selon vous, Elias Pettersson connaîtra-t-il une grosse soirée face au CH ce soir?
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