Échange à trois : La solution pour se départir de Karl Alzner?

Publié le 8 juin 2019 à 14h53
PAR JEREMY PAQUET
Karl Alzner vient d’écouler la deuxième année de son contrat de cinq saisons d’une valeur annuelle de 4,625M$ que lui a octroyé Marc Bergevin le 1er juillet 2017.

Ne faisant clairement pas partie des plans du Canadien, Alzner a été placé au ballottage cette saison, après neuf matchs à Montréal. N’ayant pas été réclamé, principalement en raison de son salaire, Alzner a donc terminé la saison 2018-19 dans la Ligue Américaine avec le Rocket de Laval. En 34 matchs à Laval, le vétéran de 30 ans a cumulé un but (à son premier match) et cinq mentions d’aide, pour une récolte de six points.

À moins de connaître le meilleur camp d’entraînement de sa carrière, il faut se rendre à l’évidence que Karl Alzner est sur le déclin. En se fiant à sa première saison à Montréal, on se rend compte qu’il a de la difficulté à s’adapter à la nouvelle réalité de la LNH, soit un rythme rapide et mobile, lui qui est reconnu comme un défenseur purement défensif.

Tel que mentionné dans notre article sur les options de rachat de contrat chez le Canadien, dans l’éventualité où Marc Bergevin voudrait racheter le contrat d’Alzner, celui-ci devrait lui verser un montant de 1 069 444$ pour une durée de six ans, ce qui n’est pas la meilleure solution à long terme pour le Canadien. Cependant, Alzner ayant passé le ballottage à deux reprises la saison passée, il est clair qu’il n’y a pas d’intérêt pour lui à travers la LNH et il pourrait probablement continuer à jouer dans la Ligue Américaine la saison prochaine.


Dans un texte de Eyes on the Prize, Andrew Zadarnowski explique qu’en faisant jouer Alzner à Laval, le Canadien sauve 1, 075M$, car son impact sur la masse salariale passerait de 4,625M$ à 3,550M$. Cependant, Zafarnowski y va d’une proposition assez intéressante.

En effet, il avance que la meilleure façon de se « débarrasser » du contrat de Karl Alzner serait d’effectuer une transaction à trois équipes. Avant toute chose, il faut connaître les règlements suivants :

- Un joueur peut être échangé avec une rétention de salaire jusqu’à deux fois

- Un maximum de 50% du salaire du joueur peut être retenu lors d’un échange

- Si une équipe à qui le joueur a été échangé décide de racheter le contrat du joueur en question, la ou les équipes ayant retenu un pourcentage de salaire devront tout de même payer ce montant selon les années de contrat restantes.

Donc, suivant ces règlements, voici ce que Zadarnowski propose :

1. Le Canadien échange Karl Alzner, ainsi que des compensations sous forme d’espoirs, à une équipe A. Montréal retient 50% du salaire de 4,625M$ de Alzner, ce qui lui coûterait 2 312 500$ pour les trois prochaines saisons.

2. L’équipe A échange Karl Alzner, ainsi que des compensations, à une équipe B. L’équipe A retient, encore une fois, 50% du salaire d’Alzner (2 312 500$), ce qui lui coûterait 1 156 250$ pour les trois prochaines saisons.

3. L’équipe B rachète le contrat de Karl Alzner, maintenant de 1 156 250$, ce qui lui coûterait environ 765 000$ pour les six prochaines saisons.

Bien que ce scénario soit plus facile à dire qu’à faire, il s’agit tout de même du scénario qui permettrait au Canadien de faire les plus grandes économies possibles, autre qu’un échange sans rétention de salaire, ce qui risque d’être impossible. Ce seraient les équipes A et B qui auraient la plus grande transaction hockey à faire et probablement que l’équipe A, avec les compensations reçues de la part du Canadien, serait l’équipe gagnante dans cet échange, mais pour Montréal, le but premier serait de se débarrasser du salaire de Alzner.

Pour lire l’article original d’Andrew Zadarnowski (en anglais), cliquez ici.

Pensez-vous que Marc Bergevin serait capable de sortir un lapin de son chapeau afin d’effectuer une transaction du genre avec deux autres équipes de la LNH?
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