FINAL
3
2
    

Jonathan Drouin dans la même catégorie que Nathan Mackinnon?

Publié le 24 septembre 2018 à 10h48
PAR

À quoi s'attendre du Canadien de Montréal cette saison?

Avant que le calendrier préparatoire ne s'amorce, bon nombre d'experts et de partisans scandaient haut et fort à quel point le CH connaîtrait une autre saison de misère avec la formation que Claude Julien a entre les mains.

Certes, l'alignement du Tricolore n'est pas plus reluisant qu'il ne l'était avant le tournoi de golf, n'empêche que les récentes performances de l'équipe, combinées au vent de positivisme qui règne chez les joueurs et à la jeunesse qui amène une autre dynamique au jeu des Montréalais semblent tous, petit à petit, faire changer la perception des fidèles partisans de la Sainte-Flanelle.

Il faut se le dire, les jeunes espoirs du Canadien font vraiment du bien à voir aller. Kotkaniemi, Suzuki, Mete, Juulsen, Poehling, pour ne nommer que ceux-là, semblent tous avoir un brillant avenir devant eux, surtout avec leur potentiel toujours non exploité.


Cependant, à force de parler de tous ces jeunes au talent immense, la majorité des gens semble oublier à quel point un joueur un peu plus âgé que les noms précédemment mentionnés possède toujours le meilleur potentiel du Tricolore, s'agissant bien évidemment de Jonathan Drouin.

Ancien troisième choix au total derrière Aleksander Barkov et Nathan MacKinnon en 2013, Drouin possède un immense talent dont l'on aperçoit seulement la pointe de l'iceberg. D'ailleurs, celui qui a inscrit 242 points en 128 rencontres lors de son passage dans la LHJMQ était tellement dominant dans ce circuit, que bien des experts croyaient que son nom allait sortir avant MacKinnon lors de l'encan en 2013.

Certes, MacKinnon semble se développer un tantinet plus rapidement que son ancien coéquipier actuellement chez le Tricolore, il n'en demeure pas moins qu'un ancien partenaire de Drouin chez les Mooseheads, Stefan Fournier (ancien membre du CH lui également), croit que l'originaire de Ste-Agathe a tout pour devenir un joueur d'élite dans la LNH et n'a fait qu'encenser son ancien ailier:


Fournier, ancien capitaine du Mooseheads qui a évolué pendant deux saisons avec le #92 du CH, a commencé par vanter les habiletés et l'éthique de travail de Jonathan Drouin:

«Jonathan pouvait réaliser des jeux que personne ne croyait possibles. Il me trouvait peu importe j'étais où sur la glace et je ne peux même pas vous expliquer comment. C'était juste facile de jouer avec lui!»

«Jo passait toujours plus de temps sur la patinoire que la majorité des joueurs de l'équipe. Il adorait être sur la glace et a toujours travaillé excessivement fort pour développer ses forces et corriger ses faiblesses.»

Celui qui a joué sur le même trio que MacKinnon et Drouin croit fermement que ce dernier peut s'établir comme un joueur d'élite du circuit Bettman dans l'uniforme bleu, blanc et rouge. Il tente de faire rappeler aussi que malgré la saison de 46 points qu'a offert Drouin l'an dernier (contre une récolte de 97 pour la vedette de l'Avalanche), que MacKinnon a pris lui aussi plusieurs saisons avant de se placer parmi l'élite du circuit:

«Il a toujours carburé aux défis. Il joue pour être le meilleur et il a le caractère pour prendre une équipe sur ses épaules. Cela dit, il ne faut pas oublier qu'il joue maintenant dans la meilleure ligue au monde et qu'il est encore très jeune. Laissons-lui le temps.»

«On parle beaucoup de MacKinnon, mais on oublie qu'il a connu sa véritable première grosse saison l'an dernier. Jonathan a le potentiel pour faire la même chose. Il a tout pour devenir un joueur d'élite dans la LNH.»

En effet, avant sa saison phénoménale, MacKinnon n'avait qu'enregistré des saisons de 64, 38, 53 et 55 points dans le circuit Bettman.

Brian Lovell, ancien défenseur du Mooseheads, partage l'avis de Fournier



Également invité à commenter sur le sujet, l'ancien coéquipier de Drouin est plus que certain de l'avenir de l'ailier du CH:

«Je crois à 100% qu'il dominera cette ligue un jour. Vous savez, on ne fait pas ce qu'il fait sur une patinoire par hasard. C'est un joueur différent des autres et il le prouvera tôt ou tard.»

Fournier a tenu a en rajouter sur le sujet, commentant même la polyvalence de Drouin:

«Je connais Jonathan depuis sept ou huit ans. Je vous le dis : ce gars-là veut être le meilleur. Et il fait tout pour y arriver.»

«La beauté de la chose, c'est qu'il peut jouer partout! Comme ailier, il peut se concentrer davantage sur son jeu offensif. Mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il a les aptitudes pour faire un excellent travail au centre également. Il est très dynamique.»

Un avenir prometteur



On ne sait pas si ces deux anciens coéquipiers du #92 à Halifax auront bien vu dans leur boule de cristal. N'empêche qu'à voir jouer Jonathan Drouin depuis le début du camp d'entraînement, la saison s'annonce prometteuse pour le nouvel ailier du CH et avec l'émergence des jeunes du CH tel que Koktaniemi et Suzuki, l'attaque du Tricolore pourrait être dévastatrice plus tôt que tard.

Croyez-vous que Jonathan Drouin s'établira comme un joueur d'élite en 2018-2019?

10 dernières chroniques
pub