Une poursuite de 50 M$ contre la LHJMQ?

Publié le 17 juin 2019 à 9h14
PAR DAVID ARMONI
La Ligue de hockey junior majeur du Québec pourrait vivre des moments troubles d'ici les prochaines années, alors que la Ligue et ses équipes pourraient devoir verser 50 millions de dollars à près de 1000 joueurs pour ne pas avoir respecté les normes du travail. C'est ce qu'a révélé Le Journal de Montréal dans son édition quotidienne lundi matin.


Une action collective intentée par deux anciens joueurs du circuit Courteau, Thomas Gobeil et Lukas Walter, a été autorisée par un juge de la Cour Supérieure du Québec vendredi.

La lutte ne date pas d'hier, puisque les procédures sont entamées depuis bientôt quatre ans par les deux représentants, eux qui ont confié le mandat juridique au cabinet d'avocats Savonitto & Associés inc.


Dans la requête, on peut lire que Lukas Walter recevait une allocation hebdomadaire de 476$ ainsi qu'un remboursement de 90$ pour ses dépenses chaque semaine lorsqu'il jouait avec les Sea Dogs de Saint-Jean en 2013-2014.

Toujours selon l'article du Journal de Montréal, on cite des éléments de la requête déposée devant le Tribunal.

« Les joueurs doivent en moyenne consacrer de 35 à 40 heures par semaine, souvent plus, à leur équipe. Les joueurs ne reçoivent pas de salaire horaire ni de salaire pour le temps supplémentaire ni une indemnité de vacances ni de compensation pour des journées fériées », peut-on lire dans la demande judiciaire.

L'action collective permet à tous les joueurs qui ont disputé des rencontres dans l'une des formations situées au Québec entre le 29 octobre 2011 et le 12 juin 2018 de s’y inscrire. Les dates varient pour les quelques formations situées dans les Maritimes.

Selon nos calculs, ce sont près de 1 000 joueurs qui seraient éligibles à s'inscrire à la poursuite, qui pourrait grimper jusqu'à 50 M$.

Dans une déclaration rendue publique, le Commissaire Gilles Courteau se dit inquiet à l'effet qu'advenant une cause perdante, certains marchés devront fermer boutique, puisque certains d'entre eux ont déjà de la difficulté à réaliser une marge de profit chaque année.
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