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Un Québécois de 6 pieds 6 pouces pourrait bien changer d'équipe

Publié le 29 juillet 2019 à 11h28
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Vous avez sans doute déjà entendu que le repêchage était loin d'être une science exacte. En effet, ce n'est pas parce que vous êtes un choix élevé lors d'un encan que votre avenir dans la LNH est garant de succès. L'inverse est aussi vrai : être une sélection dans les rondes plus tardives n'est pas synonyme de carrière misérable, voire inexistante, dans le meilleur circuit au monde. En fait, tout dépend de son désir à passer au prochain niveau qui se reflétera dans les efforts que vous y mettrez pour atteindre les objectifs.

Si on vous explique cela, c'est pour illustrer la situation d'un Québécois ayant été un choix élevé au repêchage de 2013 et qui peine à percer de façon régulière dans le circuit Bettman et ce, malgré ses 24 ans. Devant cette situation, il n'est pas impossible pour le principal intéressé de se retrouver avec une nouvelle formation au début de la prochaine campagne :


Il y a six ans, les Flyers de Philadelphie réclamaient, avec le 11e choix au total, le défenseur format géant (6 pieds 6 pouces) de l'Océanic de Rimouski Samuel Morin. Depuis ce temps, la LNH est devenue une ligue beaucoup plus rapide que ce qu'elle était, laissant moins de place aux joueurs costauds et plutôt lents, ce qui est d'ailleurs le style de jeu de Morin. À la lumière de ces faits, tout en ajoutant les récentes acquisitions à la brigade défensive de l'équipe (Matt Niskanen et Justin Braun) ainsi que les défenseurs bien établis en Shayne Gostisbehere, Ivan Provorov (actuellement agent libre avec restriction) et Travis Sanheim, tout indique qu'il sera plutôt difficile de trouver une place parmi le top six défensif de la formation pennsylvanienne.


Cela dit, le site TheAthletic est donc d'avis que certains jeunes défenseurs, dont Morin, seront sacrifiés afin de libérer de la place dans l'effectif des Flyers :

«À première vue, Morin semblerait être le plus destiné à une rétrogradation. Il ne s'est pas encore imposé comme joueur à temps plein de la Ligue nationale de hockey [LNH] et [...] il n'est pas impossible d'imaginer 30 équipes passer leur tour sur un défenseur de 24 ans avec seulement huit matchs d'expérience dans la LNH.»

«Morin bénéficierait d'un temps de jeu régulier et il ne l'obtiendra certainement pas avec les Flyers au début de la saison. Ils pourraient conclure que le soumettre au ballottage vaut le risque de le perdre pour rien.»

Assurément, il serait plus que profitable s'il pouvait se retrouver sous d'autres cieux, avec une équipe qui croirait en ses moyens tout en le plaçant dans des conditions favorables. Ce qui est intriguant dans le cas du jeune défenseur, c'est qu'avec uniquement huit matchs d'expérience dans le circuit Bettman (aucun point obtenu, huit minutes de punition et un différentiel de moins-2), son potentiel est encore loin d'avoir été exploité, lui qui est encore à un très jeune âge. De plus, une croyance qui remonte à longtemps stipulait qu'un défenseur ne peut atteindre son apogée qu'après avoir disputé plus de 300 matchs dans la LNH, puisque la position d'arrière en est une qui nécessite plus de temps à maîtriser dans la meilleure ligue au monde que pour un attaquant, par exemple.

D'ailleurs, il est important de mentionner que Morin a été victime d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit le 9 mai 2018, ce qui lui a fait manquer une très grande partie de la plus récente campagne et parions qu'il ne s'agit pas d'une situation favorable lorsqu'on essaie de développer son talent chez les professionnels.

Bref, il sera assurément intéressant de voir ce qui surviendra dans le dossier Samuel Morin. Néanmoins, s'il devait passer par le ballottage, une des trente autres formations du circuit Bettman possédant une faible relève sur le flanc gauche en défense pourrait certainement avoir la main heureuse en réclamant ce jeune Québécois de 24 ans au potentiel inexploité, tout en lui offrant un temps de jeu de qualité.
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