Comment construire une équipe championne selon Kristopher Letang?

Publié le 27 juin 2019 à 9h35
PAR MATHIEU FOURNIER
En entrevue avec Jean-François Tremblay, journaliste de La Presse, Kristopher Letang est revenu sur leur défaite expéditive de quatre matchs face aux Islanders de New York au printemps dernier. Il ne croit pas qu’avec cette amère défaite, la fenêtre de succès des Penguins de Pittsburgh était en train de se refermer.

« Zéro. Notre meilleur joueur a fait 100 points cette année et il va avoir 32 ans. »


Cependant, qu’est-ce que ça prend pour remporter la Coupe Stanley ? Selon le défenseur de 32 ans, il n’existe pas une recette parfaite, mais des points essentiels pour que le rêve soit possible. Tout d’abord, pour Letang, le virage jeunesse n’est pas la solution ultime pour devenir champion. En effet, ce virage jeunesse peut être très bon quelques années, mais sur le long terme, ça fait mal à ton équipe...


« Je trouve que tes jeunes sont censés être ta profondeur. Maintenant, tu vois les vieux qui sont devenus tes joueurs de troisièmes et quatrièmes trios. Les équipes essaient de devenir trop jeunes trop vite. Tu rajeunis l’équipe, puis ton premier joueur de centre fait 80 points et tu es dans le pétrin. Notre meilleur joueur de centre est le meilleur joueur au monde et il gagne 8,7 millions. »

Ensuite, le gagnant de deux Coupes Stanley croit que pour avoir toutes les chances de notre côté, ça prend des sacrifices financiers de certains joueurs et pour lui, le meilleur exemple est son coéquipier Kristopher Letang.

« Ce n’est pas la superstition qui explique le salaire de Crosby. Lui, il veut être à côté d’un bon joueur. Ce serait épais de sa part de prendre 14 millions et de jouer avec un gars qui va en valoir trois plutôt qu’avec un gars qui en vaut cinq ou six. C’est logique. C’est comme un défenseur qui veut un bon partenaire. Tu ne peux pas demander 13 millions puis attendre un partenaire à 10 millions. Ça ne marchera pas. Comme joueur, tu dois garder en tête que tu vas briser la structure si tu prends trop. Qu’est-ce que je veux faire ? Je veux gagner ou faire de l’argent ? »

Finalement, Kristopher est revenu sur la jeunesse et l’expérience pour se rendre à l’objectif final. Il croit fortement que les jeunes ne doivent pas être le centre d’attention sur le 1er et 2e trio, alors que les vétérans jouent sur le 3e et 4e trio. Pour lui, l’expérience reste très importante. Il faut des joueurs qui ont vu du hockey de la NHL qui transporte leur équipe loin en séries. Il a donné comme exemple les Bruins de Boston et les Blues de St. Louis qui ont un âge moyen tournant autour de 28 ans.

« Tout le monde pense que le jeu est plus rapide. Ça reste du hockey, c’est en haut que ça se passe. Pourquoi certains sont encore capables de jouer à 35 ou 40 ans ? Prends Ron Hainsey. Tu peux te dire qu’il y a plein de meilleurs jeunes. Mais tu regardes comment il comprend le hockey, et c’est pour ça qu’il est encore dans la LNH. Avec une bonne équipe en plus, pas une équipe où il est en vacances. Je crois qu’on va dans une direction trop jeune. Tu entres en séries, ce n’est pas une question de points et de salaires, c’est une question de victoires. As-tu vraiment appris à gagner ? »

Pour lire l’entrevue complète réalisée par monsieur Jean-François Tremblay, cliquez ici .
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