Une option fort intéressante au sujet du titre de capitaine du CH!

Publié le 15 septembre 2018 à 11h45
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Alors que l'été est la période la plus tranquille d'un point de vue hockey dans l'année, j'ai eu la chance, lors de cette période de calme, de lire la biographie de Daniel Brière, intitulée Mister Playoffs: l'histoire de Daniel Brière.

Excellent du début à la fin, je vous encourage fortement à en faire la lecture si cela n'est pas déjà fait.

Un des passages qui m'a beaucoup fasciné dans ce bouquin fut lors du chapitre 3, alors que Brière raconte un élément particulier de sa carrière, qui est survenu lors des deux dernières campagnes de l'attaquant québécois dans l'uniforme des Sabres de Buffalo, soit de 2005 à 2007.

Après une saison sans hockey, causée par le lock-out de 2005, l'originaire de Gatineau amorce sa troisième saison dans l'uniforme des Sabres et cette équipe n'avait toujours pas de capitaine pour débuter cette campagne. C'était avant que l'entraîneur-chef de l'époque, Lindy Ruff, convoque Brière et l'attaquant Chris Drury dans son bureau:


« Mais en septembre 2005, j'avais l'impression que Lindy allait officiellement nommer un seul capitaine et je m'attendais à ce que ce soit Chris Drury. [] Il était un excellent candidat pour occuper cette fonction. J'étais donc curieux de savoir pourquoi j'avais aussi été convoqué au bureau de l'entraîneur » – raconte Brière (Mister Playoffs: l'histoire de Daniel Brière.

À ce moment précis, le stratège des Sabres a offert à Drury et Brière les postes de co-capitaines et il avait une raison bien précise:

« J'ai lancé à Brière et Drury l'idée de leur faire partager le titre de capitaine parce que je considérais qu'ils étaient tous deux très importants pour notre équipe, mais de manière différente », explique Lindy Ruff

Idée ayant été aussi bien acceptée par les deux principaux intéressés que dans l'ensemble du vestiaire, cette solution peu commune avait fort bien fonctionné chez les Sabres, alors que chacun des deux hommes à la personnalité distincte mais à la vision commune avaient mené les leurs à deux saisons consécutives de plus de 50 victoires.

Avec la transaction de Max Pacioretty, la Sainte-Flanelle s'apprête à amorcer la saison 2018-2019 sans capitaine et c'est dans cet optique que je me dis que le Canadien pourrait fortement s'inspirer des Sabres sous l'ère Drury/Brière pour nommer « ses » prochaines capitaines aux atouts différents.

Gallagher ou Weber? Pourquoi pas les deux?



Installer un système de co-capitaines où les deux prétendants au titre, Shea Weber et Brendan Gallagher, s'alterneraient la tâche une partie sur deux tout en occupant cette fonction à temps plein lors des moments hors-glace, pourrait-il être LA solution pour ramener le CH sur le droit chemin? Selon nous, Marc Bergevin et Claude Julien doivent fortement considérer cette option avant de rendre un verdict final dans ce dossier.

D'un côté, on retrouve un Weber, dont la capacité de leader n'est plus à prouver et qui, par sa prestance, son expérience ainsi que son style de jeu, impose son respect de la part de ses coéquipiers et des autres joueurs du circuit Bettman. D'un autre, il y a Brendan Gallagher, la bougie d'allumage par excellence du Tricolore qui se lève dans les moments les plus importants, qui possède toutes les qualités pour occuper ce poste, mais qui n'a pas le même bagage que le "man mountain".

Avec cette solution, Weber (33 ans) et Gallagher (26 ans) pourraient continuer de faire ce qu'ils font de mieux mais en remplissant le rôle de capitaine et ce, chacun à leur façon, et lorsque viendra le moment pour le plus vieux des deux hommes d'accrocher ses patins, l'autre aura acquis l'expérience nécessaire pour accomplir cette fonction à lui seul.

Bref, Shea Weber et Brendan Gallagher ont tous deux les capacités d'occuper l'énorme rôle de capitaine du Canadien de Montréal. C'est pourquoi il serait inconcevable de devoir faire un choix entre ces deux leaders alors que les deux pourraient s'acquitter de cette tâche en même temps. De cette manière, les deux hommes d'origine canadienne pourraient se diviser la lourde pression qu'amène un tel titre dans un environnement comme Montréal.

Notez bien que cet article agit seulement à titre de spéculations et qu'aucune rumeur n'a été avancée pour une telle situation.



De toute manière, l'organisation du CH devrait théoriquement disputer la prochaine saison sans personne qui arbore le »C» sur son chandail, d'autant plus que Weber est absent jusqu'au mois de décembre prochain.

Que pensez-vous de cette possibilité?

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