Les partis politiques ont leur équipe de hockey totem.

Publié le 25 septembre 2018 à 18h51
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Impossible de passer sous silence la campagne électorale qui occupe la majeure partie de l'espace médiatique depuis le 23 août dernier.

À l'aube du début de la saison dans la Ligue nationale de hockey, Habs & LNH s'est amusé à associer chaque parti politique à une formation du circuit Bettman.

Il y a de ces équipes qui se retrouvent dans les bas fonds du classement année après année sans être une menace. Toutefois, le repêchage et un bon leader peuvent permettre à ses équipes de revenir en force et parfois causer une surprise.

Les Sabres de Buffalo se sont retrouvés plus souvent qu'à leur tour éliminés de la danse printanière lors des dernières années. L'arrivée de Rasmus Dahlin, un jeune qui pourrait devenir un joueur de concession cette saison, c'est un peu comme l'arrivée d'un ancien journaliste de La Presse dans ton parti après tout.


Les Sabres de Buffalo ont une histoire riche, eux qui ont fréquenté quelques grands noms allemands. Qui ne se souvient pas de Jochen Hecht et Christian Ehrhoff? Deux joueurs allemands qui dominent pour le plus grand nombre de passes dans la LNH même si cela peut paraître minime quand on compare à la grandeur d'âme d'un gars comme Karl Marx. Les Sabres de Buffalo pourraient toutefois chauffer bien des équipes en 2018.

Sans trop de surprises, le Canadien de Montréal a connu des hauts et des bas lors des dernières saisons. Le manque de constance est inquiétant, c'est un peu comme un parti qui forme le gouvernement en 2012, puis s'écroule en 2014. Une équipe qui met son plan sur pause quelques années pour mieux remonter, a parfois de la difficulté à remplir les gradins. L'arrivée de jeunes prometteurs comme Kotkaniemi (St-Pierre-Plamondon), Suzuki (Fournier) et Poehling (Traversy) laisse entrevoir une relève fraîche et combative pour amener leur club à la terre promise. Dans les mains d'un fin stratège, le club pourrait sérieusement causer une surprise d'ici le jour J.

Souvent considéré comme indétrônable, les Penguins de Pittsburgh peuvent compter sur quelques vétérans qui peuvent te permettre d'espérer aux grands honneurs à chaque danse printanière. Ils ont accumulé les titres depuis bon nombre d'années. Peu importe les joueurs, l'équipe peut toujours compter sur les joueurs de soutien pour aller chercher les sympathisants à leur cause. Même ceux qui ne connaissent pas le hockey sont prêts à miser sur cette équipe en raison des quelques superstars pourtant bien loin d'être économiques, puisque même le capitaine devra retourner travailler après sa carrière. Ce dernier a à peine assez d'argent pour les prochaines années de son propre aveu. Toutefois, impossible de les considérer comme battu.

Après de nombreux déboires, les Capitals de Washington ont finalement atteint leur rêve, celui de détrôner les champions en titre en 2018. À quelques jours de la finale, ces derniers espèrent que leur leader fera ses replis et fera sentir sa présence dans les coins, sans quoi la Coupe pourrait lui échapper encore. Ce dernier n'aura pas le choix de diriger ses tirs sur le filet adverse sans trop lancer dans son propre filet dans les quelques matchs qu'ils restent. L'équipe a même été se chercher un gars pour jouer à la police (Lafrenière) si jamais la chicane prend dans le club. On a tenté de signer la John Tavares de la santé, mais elle aura finalement choisi Toronto. Tsé une fédéraliste, c'est une fédéraliste. Près du jour J, on doit jouer la trappe question de ne pas offrir la victoire aux Penguins qui ont fait le coup souvent par le passé.

Bonne finale à tous, soyez prudents dans vos prédictions Mise-O-Jeu.



 
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