Une Coupe Stanley à saveur canadienne

Publié le 13 juin 2019 à 13h18
PAR JEREMY PAQUET
Avec l’élimination des Flames de Calgary, des Jets de Winnipeg, puis des Maple Leafs de Toronto lors de la première ronde des séries éliminatoires 2019 de la LNH, les chances de voir la coupe Stanley être remportée par une équipe canadienne se sont toutes envolées en fumée.

Suite à la victoire des Blues de Saint-Louis, hier soir, la coupe Stanley a été remportée par une équipe américaine pour une 25e année consécutive (excluant le lock-out de 2005) et restera donc aux États-Unis. Par contre, il y a une certaine saveur canadienne à cette dernière coupe Stanley.

En effet, en regardant attentivement la formation des Blues de Saint-Louis, on se rend compte que pas moins de 73% des joueurs des Blues sont d’origine canadienne, soit le plus haut pourcentage de toute la LNH.

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C’est donc dire que 19 joueurs des Blues, incluant Alexander Steen, qui porte la double nationalité canadienne et suédoise, sur les 26 joueurs de la formation sont des Canadiens. Deux Russes (Ivan Barbashyov et Vladimir Tarasenko), deux Suédois (Oskar Sundqvist et Carl Gunnarsson) et trois Américains (Patrick Maroon, Zachary Sanford et MacKenzie MacEachern) complètent l’équipe du Missouri.

Du côté des Bruins de Boston, seulement quatre Canadiens (15%) font partie de l’équipe, soit Patrice Bergeron, Brad Marchand, Jake Debrusk et Danton Heinen. Pour le reste, les Bruins comptent quatre joueurs tchèques, deux Suédois, un Finlandais et 15 Américains (58%), soit le plus haut taux de l’histoire de la LNH en finale.

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Bien que la coupe Stanley ait été gagnée par une équipe américaine, elle passera donc la majorité de son été en sol canadien, dont les villes québécoises de Sherbrooke (David Perron) et de Montmagny (Samuel Blais).

On peut donc dire qu’il s’agit d’une mince consolation pour les partisans canadiens qui, avec une représentation de sept équipes contre 24 américaines et bientôt 25 avec l’arrivée imminente de Seattle, doivent vivre avec un pourcentage de chances moins élevé de voir la coupe Stanley rentrer au pays, et ce, année après année.
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