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La LNH est une business de victoires qui récompense les perdants!

15 mars 2019
Comme nous le mentionnons hier, la LNH a fixé la date de la loterie du prochain repêchage au 9 avril prochain. À chaque année, ce système est remis en doute considérant qu'il récompense les perdants.

À ce jour, une équipe qui termine dans le bas du classement a plus de chance de remporter la loterie qu'une équipe qui s'est battue tout au long de la saison pour une place en séries et qui se fait surpasser à la toute fin. Ce système incite donc les équipes qui savent qu'elles n'ont pas de chance d'accéder aux séries de piquer «volontairement» du nez au lieu de se battre pour gagner. Est-ce vraiment logique?

Si la LNH veut vraiment créer de la parité et de la compétition, devrait-elle changer le système de loterie afin de donner une chance égale à toutes les équipes exclues des séries? De cette façon, les équipes seraient récompensées pour leurs efforts et non désavantagées d'avoir essayer de faire les séries.

Ce système forcerait toutes les formations à être meilleures et empêcherait, du même coup, celles qui désirent faire du «tanking». Les équipes n'auraient plus le choix de se botter le derrière afin de s'en sortir, car elles ne pourraient plus se fier au choix élevé qu'elles obtiendraient l'été suivant.

Questionné à ce sujet en 2016, Doug Wilson, DG des Sharks de San Jose, accepterait volontiers cette façon de faire.

« Les clubs qui se battent jusqu’à la fin pour accéder aux séries devraient être mieux récompensés qu’ils ne le sont actuellement. On est dans un business axé sur la victoire et non sur la défaite. Ça devrait se refléter dans toutes les facettes de notre sport » - Doug Wilson

De son côté, le DG des Sabres de Buffalo, Tim Murray, affirmait au même moment que cette façon de faire serait une erreur.

« Chaque année, il y a un ou deux gros clubs qui ratent en séries en raison de blessures ou simplement parce qu’ils ont connu des ennuis sur la glace. Mais ils demeurent de bonnes équipes de hockey et le prouvent très souvent en rebondissant dès la saison suivante. Si toutes les équipes exclues avaient la même chance d’obtenir le premier choix, ces gros clubs pourraient être nettement avantagés en obtenant le premier choix au détriment de petites équipes qui ont absolument besoin du repêchage pour se rebâtir » - Tim Murray

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Prenons par exemple le Canadien de cette saison; l'équipe lutte pour une place en séries et pourrait très bien terminer juste à la porte de celle-ci. En terminant au 17e rang de la LNH, le CH aurait donc 1% de chance de remporter le 1er choix au prochain encan et 3.3% de repêcher dans le top-3. C'est donc dire que tous les efforts donnés durant la saison n'auraient servi à rien, car le CH serait hors des séries et aurait, s'ils ne gagnent pas la loterie, le 15e choix au prochain repêchage.

Il est certain qu'aucun système de loterie ne satisfera tout le monde. Les équipes «perdantes» voudront à tout prix garder leur chance de repêcher haut tandis que les équipes «sur la ligne» aimeraient bien améliorer leur chance de repêcher dans le top-3. Il faudra toutefois que la LNH revoit le tout afin d'équilibrer les chances de tous.

Il y a quelques années, une proposition circulait dans les couloirs de la NBA afin de décourager les équipes de descendre volontairement au classement. Cette proposition prévoyait un calendrier fixe de 30 ans. Une rotation qui assurerait chaque équipe des points suivants;

- bénéficier du premier choix au total une fois tous les 30 ans;

- d'obtenir un choix de repêchage du top 6 une fois tous les cinq ans;

- d'obtenir un choix de repêchage top 12 tous les quatre ans.

Pour une équipe détenant le premier choix au total la première année, la rotation ressemblait à ceci :

1-30-19-18-7-6-25-23-14-11-2-29-20-17-8-5-26-22-15-10-3-28-21-16-9-4-27-24-13-12

Avec ce système, il serait tout à fait possible pour tous les directeurs généraux de construire une équipe de qualité et d'en assurer la pérennité. Aucune équipe n'aurait avantage à perdre des matchs volontairement, ce qui assurerait l'intégrité du sport. Les DG pourraient également prévoir et mieux orchestrer le développement de leur organisation. Le nombre de transactions serait également à la hausse, car les DG connaîtraient plusieurs années à l'avance leur position au repêchage ainsi que celles de leurs adversaires.

Sources : François Gagnon et Martin Leclerc



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