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Kucherov, Marner, et les autres ailiers de la nouvelle génération, sont en train de révolutionner la LNH

12 mars 2019
Mike Babcock, entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto, a une feuille de route impressionnante. Son plus grand fait d’armes consiste à être l’unique entraîneur membre du Triple Gold Club; un club sélect ne comprenant que 29 membres. Pour en faire partie, il faut avoir mérité la médaille d’or aux Jeux olympiques et au Championnat du monde ainsi que la Coupe Stanley.

Depuis le 20 mai 2015, Babcock a quitté les Red Wings de Détroit pour relever un nouveau défi en devenant l’entraîneur-chef des Maples Leafs de Toronto, une équipe, parmi les six clubs originaux, qui avait, depuis longtemps, perdu son lustre d'antan. Depuis qu’il est en poste, les Leafs ne cessent de s’améliorer, car il a réussi, en peu de temps, à développer une culture de gagnant chez tous les joueurs sous ses ordres, mais ce n’est pas tout ce qu’il a amené avec lui. En effet, Babcock a un langage unique qui le distingue de ses homologues. C’est ainsi qu’il réfère souvent au niveau d’effort fourni par un joueur en utilisant l’expression « drivetrain ». Pour décrire la zone offensive, il utilise le terme « fun zone ». Et l’expression « drive a line » est, pour lui, une autre manière de dire qu’un attaquant transporte la rondelle de sa zone jusqu’à la zone adverse en traçant, en quelque sorte, la ligne du jeu.

Cette dernière habileté semblait être, jusqu’à maintenant, l’apanage des joueurs de centre. Lorsque Babcock dirigeait les Red Wings, c’est Pavel Datsyuk qui dirigeait l’offensive. Autrefois, c’était Wayne Gretzky et Mario Lemieux qui étaient les chefs d’orchestre. Sidney Crosby et Connor McDavid ont ensuite pris la relève, mais, qu’importe les époques, ces super centres ont tous un point en commun : quels que soient les ailiers avec qui ils étaient, ou sont, jumelés, ce sont eux qui faisaient, ou font, en sorte que le trio fonctionne. Ces derniers s’assuraient, ou s’assurent, aussi de distribuer la rondelle à leurs coéquipiers de façon à ce qu’aucun d’eux ne deviennent « affamés » par la rondelle. Babcock utilise l’expression « went hungry » pour décrire le fait qu’un joueur qui ne reçoit pas la rondelle assez souvent devient frustré. Il fera alors tout pour avoir la rondelle ce qui donne lieu à un jeu individualiste. C’est très mauvais, car, pour connaître du succès, une équipe doit justement jouer en équipe.

Et puis, les Nikita Kucherov (Tampa Bay) Mitchell Marner (Toronto) Johnny Gaudreau (Calgary) et Patrick Kane (Chicago) sont arrivés dans la LNH. Ce faisant, ces ailiers de nouvelle génération ont révolutionné le hockey. Dorénavant, ce n’est plus le joueur de centre qui transporte le mieux la rondelle. Maintenant, ce sont plutôt les ailiers qui distribuent la « nourriture » à leurs coéquipiers. Ceci fait en sorte qu’il faudra peut-être revoir l’opinion, généralement acceptée par tous, et ce, depuis de nombreuses années, selon laquelle la position de centre est celle qui est la plus importante sur un trio. Selon Babcock, l’ailier nouveau genre contrôle le jeu tout comme le fait un centre. Il a toujours la rondelle, la transporte et, s’il a la chance de jouer avec de bons joueurs, il les rend meilleurs. C’est tout un changement!

À l’époque de Mike Bossy, c’est Bryan Trottier, son joueur de centre, qui transportait la rondelle en zone adverse. Une fois rendu dans la « fun zone », ce dernier refilait la rondelle à son ailier qui, bien positionné, marquait les buts. Les ailiers comme Bossy et Brett Hull étaient de véritables snipers (tireurs d’élite) qui excellaient quand venait le temps de « dégainer » rapidement et avec précision; c’est ce qu’on attendait d’eux alors que le centre devait être un bon fabricant de jeu et un bon passeur. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit; les ailiers mènent la danse et les centres marquent les buts, du moins c’est ce qu’on attend d’eux.

Qu’il s’agisse de Nikita Kucherov, qui mène la ligue avec 111 points (33B,78P), ou Alexander Ovechkin qui, avec 46 buts, devrait recevoir un huitième trophée Maurice Richard, cette année est celle des ailiers. Mais Kuch et Ovi ne sont pas les seuls à se démarquer, il y a aussi Blake Wheeler (19B,64P) des Jets de Winnipeg, Mitchell Marner (24B, 58P) des Maple Leafs de Toronto et Mikko Rantanen (30B, 54P) de l’Avalanche du Colorado, pour ne nommer que ceux-là. En effet, parmi les 12 meilleurs pointeurs de la LNH, sept sont des ailiers. Si Kucherov remporte le trophée Art Ross, il s’agira de la quatrième fois, dans les huit dernières saisons, qu’un ailier mène la ligue au niveau des points. De plus, parmi les dix meilleurs passeurs de la LNH, sept sont des ailiers.

« C’est l’évolution du jeu » a déclaré le centre John Tavares des Maple Leafs de Toronto qui, avec 38 buts, est le marqueur le plus prolifique de l’équipe. En effet, selon lui, ce n’est plus aussi facile qu’auparavant d’atteindre la ligne bleue puisqu’il y a plusieurs défenseurs qui foncent sur le porteur de la rondelle lorsque celui-ci s’amène vers eux. Ceux-ci font alors en sorte que ce dernier soit « poussé » vers la bande ce qui fait qu’il a moins d’espace pour manoeuvrer. Un joueur possédant l’habileté de se dégager des bandes, ainsi que la capacité de se déplacer d’un côté comme de l’autre, complique la tâche des défenseurs.

Mitchell Marner a joué au centre jusqu’à ce que, à sa troisième saison avec les Knights de London, il devienne un ailier. Ayant passé plusieurs années à patrouiller la zone centrale, il s’y sent encore à l’aise et c’est un atout dans son jeu. Quant à son cerveau, il semble évident qu’il ne fait aucune différence entre les deux positions. « J’ai grandi en jouant au centre, a expliqué Marner, donc mon bâton était toujours au centre de la glace et j’ai toujours eu à me créer de l’espace pour moi-même. Je suis toujours le premier joueur à se replier. J’essaie seulement de lire les jeux et de réagir à ce qui se présente à moi. »

Mitchell Marner n’est pas seulement dangereux du point de vue offensif, il est aussi la conscience défensive de son trio. Il se replie défensivement. Il subtilise les rondelles. Cette année, il excelle même sur les désavantages numériques; il a un but et deux mentions d’aide lorsque les Leafs jouent à court d’un homme.

Kucherov prône le même style de jeu. Il n’attend pas que quelqu’un lui passe la rondelle. Il va la chercher lui-même et ensuite il la transporte en se dirigeant vers la zone adverse jusqu’à ce qu’il trouve un coéquipier, ayant le champ libre, à qui faire une passe, à moins qu’il ne décide de marquer lui-même. Un jour, l’Association des joueurs va se plaindre en affirmant qu’il vole ce qui, autrefois, était le travail du joueur de centre. Jusqu’à ce que cela arrive, il faudra peut-être redéfinir quelle position dans un trio mérite le salaire le plus élevé. Mitchell Marner doit être content de ce fait puisque ce questionnement se produit juste avant qu’il signe son prochain contrat.

Il ne faut cependant pas se faire d’illusions, a affirmé Steven Stamkos du Lightning, car il y a peu de joueurs qui peuvent faire ça. C’est un petit groupe sélect qui a la capacité d’être en possession de la rondelle autant que le font ces gars-là, mais, selon lui, Kuch est un gars qui est en complet contrôle lorsqu’il est en possession de la rondelle. Toujours selon Stamkos, son coéquipier se déplace rarement à toute vitesse. Tout est davantage calculé et méticuleux. Kuch est un gars qui désire la rondelle le plus souvent possible, selon ses dires. Et ses coéquipiers font en sorte qu’il l’ait puisque, après tout, c’est lui qui, en tant qu’ailier, mène le bal.

Qu’ont en commun les cinq meilleurs marqueurs de la LNH? Tous ont été sélectionnés au 1er rang du repêchage par leur équipe respective à l’exception de Nikita Kucherov qui a dû attendre jusqu’au 2e tour, soit au 58e rang, avant d’entendre le Lightning prononcer son nom; et il n’était même pas le 1er choix des Bolts. Comment est-ce possible que 57 joueurs aient été sélectionnés avant le futur récipiendaire du trophée Art Ross? Selon Jon Cooper, son entraîneur, est-ce que l’équipe devrait se féliciter de l’avoir repêché ou est-ce que les autres clubs, qui ont parlé avant eux, devraient se blâmer de ne pas l’avoir fait?

À son avis, tous les clubs, incluant le Lightning, revisitent les repêchages antérieurs. Ils étudient leurs choix; ont-ils effectués les bons? Qu’auraient-ils pu ou dû faire de différent? À la décharge des recruteurs, prédire ce qu’un joueur de 1 7 ans fera lorsqu’il aura 25 ans est ce qui est le plus difficile à faire dans un sport, a affirmé Cooper. Les dépisteurs font leur travail, mais ensuite c’est au joueur de faire le sien. Ce dernier ne peut pas, en effet, seulement s’asseoir en disant : je suis arrivé. Ça serait beaucoup trop facile!

S’il veut parvenir à se rendre un jour jusqu’à la LNH, un joueur, repêché ou non, se doit de tout faire pour se développer afin de devenir un meilleur joueur. Nikita Kucherov en est un parfait exemple. Le Kucherov âgé de 18 ans est, en effet, très différent du Kucherov version 2018-2019. Mais, même s’il récolte actuellement le fruit de tous les efforts qu’il a dû fournir afin de parvenir à ce niveau d’excellence, il n’a pas l’intention, pour autant, de se reposer sur ses lauriers. Ce n’est pas ce genre de joueur!

Depuis qu’il a effectué ses premiers coups de patins dans la LNH, Kuch n’a jamais cessé de s’améliorer. Il a marqué 9 buts et obtenu 18 points à sa saison recrue, mais les deux années suivantes, il a terminé la saison avec, respectivement, 65 et 66 points. En 2016-2017, il a continué sa progression et terminé le calendrier régulier avec 85 points avant d’obtenir 100 points l’an dernier. « J’essaie de m’améliorer » a déclaré le joueur-étoile du Lightning. Je me sens nettement mieux que l’an dernier, a-t-il ajouté. Je tente d’améliorer mon jeu. Je verrai où ça va me mener. » Jusqu’où, effectivement?!

Et vous, appréciez-vous cette nouvelle façon de jouer au hockey?

Crédit : The Toronto Sun



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