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Louis Leblanc: en toute sincérité

12 février 2019
Louis Leblanc a été que de passage à Montréal, cependant, tous les partisans de la Sainte-Flanelle se rappellent de lui. Critiqué plus souvent qu'à son tour, le Québécois n'a laissé personne indifférent. On l'a traité de flop, on a dit de lui qu'il traînait dans les bars, on a dit que c'était une erreur de l'avoir repêché en première ronde (18e au total en 2009). Bref, dix ans plus tard, le jeune homme se confie à coeur ouvert.

«C’est quand même fou. Combien y a-t-il de joueurs qui ont été repêchés par le Canadien et pour qui ça n’a pas fonctionné? J’ai joué seulement 50 matchs dans la LNH et 10 ans après avoir été repêché, on m’arrête encore dans la rue pour m’en parler», a confié Louis Leblanc. C'est facile de répondre à des critiques ou de les ignorer, sachant très bien qu'il était sérieux dans ses efforts et combien de sacrifices sont nécessaires pour devenir un athlète, mais il y a une question qui tue: que s'est-il passé?

«Je pense que ça va me suivre toute ma vie. Comment expliquer que je sois passé de 18e choix au total à retraité à l'âge de 25 ans? La vérité, c’est que je n’en ai aucune idée. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas ce qui s’est passé. Et peut-être que je ne le comprendrai jamais», a avoué Leblanc. Du plus loin qu'il se rappelle, il a toujours été le meilleur de son équipe. Du hockey, il en mangeait. Lorsque l'entraînement était terminé, il continuait. Bref, il adorait son sport et il n'avait pas besoin de penser, simplement de jouer et avoir du plaisir.

«J’ai réalisé que j’avais vraiment du potentiel une fois arrivé au niveau Midget AAA. À ma première année, j’ai remporté le championnat des marqueurs avec 31 buts. L’année suivante, j’ai récolté 91 points, un sommet dans la ligue. Puis, le téléphone s’est mis à sonner. En plus de tous les clubs juniors qui me voulaient, j’ai probablement été contacté par une trentaine d’universités», s'exclame-t-il. C'est flatteur quand un idole de jeunesse comme Patrick Roy te contacte personnellement parce qu'il te veut dans son équipe. Mais pour Louis, l'université était trop importante et Harvard était la meilleure place pour lui.

En attente de commencer l'université, il décida donc d'aller jouer pour les Lancers d'Omaha, dans la USHL. Ça allait tellement bien qu'il était perçu comme un espoir top 10, tout juste derrière des gars comme Taylor Hall et Matt Duchene, pour ne nommer que ceux là. Et puis, le jour décisif arriva. Celui où il fut repêché par le Canadien de Montréal, à Montréal, devant tous les partisans qui scandaient déjà «Louis, Louis, Louis».

Le Tricolore, alors dirigé par Bob Gainey et Pierre Gauthier, aurait bien aimé que Louis joue dans la LHJMQ pour prendre part à plus de matchs que dans la NCAA, mais sa décision était prise: c'est à Harvard qu'il allait jouer et étudier. Avant même de jouer son premier match, ou même d'entrer dans sa première salle de classe, Leblanc ressentait une certaine pression de la part du Canadien. «On ne m’a jamais mis un fusil sur la tempe, mais j’ai senti une pression. On voulait que je quitte l’école et que je me concentre entièrement sur ma carrière de joueur de hockey. Je crois que le Canadien a peut-être senti une certaine urgence. J’étais un choix de premier tour et les partisans voulaient une vedette montante à Montréal», confie-t-il.

«Je me sentais coincé, mais j’ai finalement choisi de quitter Harvard. Encore aujourd’hui, je pense que c’est la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre dans ma vie.» Il évolua ensuite pour le Junior de Montréal, puis il commença sa carrière professionnelle l'année suivante avec les Bulldogs d'Hamilton. Rapidement, il additionna les points, tellement qu'il fut rappelé par le grand club. Malgré un rôle plus effacé, il joua quand même 42 parties cette saison-là, mais ce n'était pas dans un contexte idéal. C'est la fameuse saison où Jacques Martin a perdu son emploi au profit de Randy Conneyworth, pour qu'ensuite, à la fin de la campagne, Geoff Molson fasse le grand ménage dans le groupe d'entraîneurs et au deuxième étage.

Marc Bergevin arriva donc en poste et embaucha Sylvain Lefebvre pour diriger les Bulldogs. C'était l'année du lock out, donc Louis s'est présenté à Sherbrooke pour le camp d'entraînement du club-école, mais quelque chose clochait: «Je n’avais jamais vécu ça. J’avais l’impression de ne pas être le bienvenu. J’avais gravi les échelons dans le hockey et je m’étais toujours senti à ma place, autant physiquement que mentalement... jusqu’à ce moment.»

C'est alors que Louis a commencé à se remettre en question, à avoir moins d'énergie, à traîner de la patte comme on dit. Il n'avait jamais eu à vivre ça depuis ses premiers coups de patin: «Je réalise aujourd’hui que pendant cette année-là, à force de me questionner, j’ai complètement perdu mes repères. Je revois parfois des matchs de cette époque et le gars que je vois sur la patinoire, ce n’est pas moi.»

Son contrat de trois ans avec le Canadien se termina et c'est sans grande surprise qu'il ne fut pas renouvelé. Louis a ensuite eu sa chance avec les Ducks et les Islanders, sans plus de succès. Il se rendit même dans la KHL et ensuite en Europe, où il aurait pu faire carrière, mais il prit la décision de prendre sa retraite du hockey, n'ayant plus envie de retourner en Europe : «J’avais 25 ans. Je ne voulais pas retourner en Europe. Je n’avais pas joué dans la LNH depuis deux ans. Je n’en pouvais plus. J’ai analysé le côté hockey, j’ai pensé à ma vie personnelle et je l’ai su: c’en était assez. Je prenais ma retraite.»

Aujourd'hui, Louis est entraîneur-adjoint avec l'équipe d'Harvard et il adore ça. Il terminera bientôt son Baccalauréat en finances et il se voit un jour devenir directeur général dans la LNH. Il assure ne garder aucune frustration ou amertume envers le Canadien, même que Bergevin va parfois boire une bière avec lui lorsqu'il est de passage à Boston.

Merci pour ce touchant témoignage, Louis, et bonne chance dans tes projets futurs!



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