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Pas question pour Jonathan Drouin de reproduire son erreur de jeunesse


PUBLICATION
Charles-Antoine Nicol
26 mars 2019  (18h36)
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Outre la course à l'obtention d'une place en séries et les performances de Carey Price, le sujet chaud qui règne dans l'entourage du Canadien de Montréal par les temps qui courent est sans l'ombre d'un doute l'utilisation de Jonathan Drouin.

C'est que le numéro 92 ne semble pas avoir la totale confiance de son entraîneur-chef dernièrement.
D'ailleurs, la dernière fois que l'originaire de Sainte-Agathe a été confronté à une telle situation dans le circuit Bettman, le principal intéressé avait boudé son organisation ce qui, de fil en aiguille, lui avait valu une transaction l'envoyant à Montréal.
En effet, Drouin avait eu plusieurs problèmes avec Jon Cooper lors de la saison 2015-16 avec le Lightning de Tampa Bay, organisation qui avait d'ailleurs jeté son dévolu sur le Québécois au troisième échelon de l'encan de 2013, derrière Nathan MacKinnon et Alexander Barkov.
Insatisfait de son renvoi dans la Ligue Américaine, Drouin avait décidé de boycotter l'organisation du Lightning en ne se présentant plus aux matchs du Crunch de Syracuse, dans le but de faire bouger les choses et d'ultimement, forcer la main du DG de l'époque Steve Yzerman afin que celui-ci le transige.
Au final, après quelques temps de grève, le joueur de 6 pieds et 193 livres s'était rapporté à Syracuse et avait même connu un parcours éliminatoire incroyable avec les Bolts, récoltant 14 points en 17 rencontres.
Néanmoins, le mal était fait, si bien qu'un an plus tard, quelques mois après la fin de la campagne 2016-17, Yzerman transigeait Drouin au CH en retour du défenseur Mikhail Sergachev.
Alors que son temps de glace est de nouveau au coeur des discussions trois ans plus tard, Drouin tentera-t-il de refaire le même scénario à Montréal? Si l'on en croit ses dires à quelques heures avant le match face aux Panthers, on peut oublier une telle situation.

Avec quelques années de plus au compteur, l'ancien des Mooseheads n'entend pas faire son enfant gâté comme il a pu le faire en terre floridienne.
Jonathan Drouin :
« Ce n'est pas à moi d'aller chialer, d'aller demander ce qui se passe. Je l'ai déjà fait dans le passé. Ce n'est pas la bonne chose à faire. »

« Je me suis déjà retrouvé dans cette situation-là quand j'avais 19 ans. Je suis capable d'apprendre de ça et de vivre avec ce qui se passe. »

Restreint à une utilisation en deçà de la barre des dix minutes de jeu dimanche dernier, Drouin a refusé de mentionner s'il avait rencontré Claude Julien pour discuter des circonstances, mais le journaliste Jonathan Bernier rapporte que le numéro 92 laissait sous-entendre que si dans ses réponses.
D'ailleurs, inévitablement questionné à ce sujet, l'instructeur en chef du Tricolore a tenté de calmer les ardeurs de ceux qui pouvaient chercher des poux dans cet événement.
Claude Julien :
« Ça fait quelques matchs qu'il obtient moins de temps de glace. Ce n'est pas un problème majeur, c'est une situation qu'on va essayer de bien gérer. »

« On est là pour travailler avec lui. On ne lui a jamais donné l'impression du contraire. Tout le monde passe à travers de bonnes et de moins bonnes séquences au cours d'une saison. On sait que c'est un joueur qui est capable de nous aider. »

On en parle un peu moins, mais Jesperi Kotkaniemi, qui évolue au centre de Drouin et Armia, a également moins de temps de glace qu'il ne pouvait en avoir en début de campagne. Le stratège du CH a tenté de motiver cette unité dans une entrevue plus tôt aujourd'hui.
Claude Julien :
« On croit que ce trio peut nous en donner un peu plus. On a un jeune de 18 ans qui s'aperçoit que la LNH, ce n'est pas facile à ce temps-ci de l'année. Il faut qu'il réalise qu'il doit être solide sur ses patins. Jonathan, quand il patine, est capable de tirer un trio au complet. Quant à Joel, il est fort sur la rondelle, mais il faut lui donner du soutien. »

Au moins, Jonathan Drouin ne s'asseoit pas sur ses lauriers, il sait qu'il doit peaufiner son jeu, particulièrement au niveau défensif. Or, le fait qu'il soit conscient de cette faiblesse dans son jeu l'affecte d'un point de vue mental, lui empêchant de jouer avec confiance.
Jonathan Drouin :
« C'est difficile, parfois, d'avoir confiance. C'est difficile d'obtenir des occasions en attaque. Surtout que tu ne veux pas être celui qui commet l'erreur coûteuse dans les matchs comme ceux qui s'en viennent. »

Pour conclure, l'athlète de 23 ans y est allé d'une petite flèche envers les médias et les partisans, prenant toutefois le temps de spécifier qu'il tente de corriger ses lacunes en revenant aux éléments simples.
Jonathan Drouin :
« C'est typique de Montréal. Quelqu'un va causer six revirements et son nom ne sera pas mentionné. Par contre, quand Jonathan Drouin en cause un, c'est sur Twitter, c'est dans les médias, tout le monde parle de ça. Ça arrive à tout le monde de faire des revirements : c'est le hockey, a-t-il martelé. J'ai ramené mon hockey à un niveau assez simple, dernièrement. Je ne pense pas, au cours des 10 derniers matchs, avoir tenté de déjouer tout le monde avec la rondelle. »

Mine de rien, malgré tous les défauts que l'on peut bien lui reprocher, Jonathan Drouin est en voie de connaître sa meilleure saison offensive en carrière. Il ne lui manque que deux points cette année pour surpasser son total de 53 obtenu en 2016-2017 avec le Lightning.
N'oublions pas que, avant tout, Jonathan Drouin est un diamant qu'il faut polir et comme l'ont eu à le faire tous les grands joueurs, ils ont dû passer par une période d'apprentissage difficile pour atteindre leur sommet.
À 23 ans, il est loin d'être à son plein potentiel.
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