photo

LNH : LES JOUEURS DANS L’INCERTITUDE FACE À LEUR SÉCURITÉ

Plus tôt cette semaine, la Ligue nationale de hockey a annoncé son plan de relance officiel afin d’assurer la relance de ses activités. Le format impliquera 24 formations qui s’affronteront en séries éliminatoires dans des villes toujours inconnues au moment d’écrire ces lignes. Si cette nouvelle s’est avérée positive pour les amateurs qui espèrent revoir du hockey rapidement dans leur téléviseur, ceux-ci devront toutefois faire preuve de patience.



En effet, la LNH a également indiqué qu’elle n’amorcerait pas les camps d’entraînement avant le 10 juillet. L’Association des joueurs a voté oui en faveur d’un retour progressif. Toutefois, beaucoup de questions demeurent et l’une d’entre elles se rapporte notamment à la sécurité des joueurs et de leurs familles. Dans une entrevue accordée au réseau TSN, le capitaine des Blue Jackets, Nick Foligno, souhaite s’assurer que les athlètes qui décideraient de ne pas reprendre l’action ne soient pas pénalisés par la ligue.

« S’ils ne se sentent pas en sécurité, je crois qu’il doit y avoir un moyen pour que ces gars-là ne soient pas réprimandés », a-t-il mentionné. « Personne ne vous regardera défavorablement car vous ne voulez pas revenir. »

Il y a quelques semaines, la question avait été soulevée dans de nombreux médias, mais à ce jour, il n’y a eu aucun développement à ce propos. Le circuit Bettman ne pourra forcer un hockeyeur qui ne se sent pas à l’aise ou qui est encore aux prises avec une condition médicale à enfiler ses patins. Selon une source faisant partie de l’Association des joueurs, aucune suspension ne pourra être décernée et l’organisation ne sera pas pénalisée en perdant une place sur sa formation, qui devrait être de trente joueurs.

« Si tu ne te sens pas en sécurité en raison d’une condition ou simplement d’une croyance, tu as tout à fait le droit en tant qu’humain de ne pas retourner jouer jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise », a ajouté l’attaquant.

Chose certaine, ce dossier risque assurément d’être bien plus long à régler que la formule des séries, étant donné qu’il ne peut y avoir de zones grises. Nick Foligno n’est assurément pas le seul à hésiter sur cet enjeu. Le porte-couleur des Blue Jackets a également mentionné qu’il y aura de la «bataille» si quelqu’un lui dit qu’il ne pourra pas voir sa famille pendant les séries. Si jamais la reprise doit s’effectuer dans des territoires neutres, il y aura assurément d’énormes débats concernant les familles des athlètes.

Pour entendre l’entrevue complète, cliquez ici.

Crédit : TVA Sports
ANNIE C.
30 MAI 2020  (20H47)