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DES SÉRIES SANS AMBIANCE À TORONTO?

Après les commentaires de Jonathan Drouin d’hier, voici maintenant un autre constat qui fait ombre à la reprise des activités de la Ligue nationale de hockey. La ville reine est déserte. À moins de 48 heures du début du tournoi des séries éliminatoires, l'ambiance n'est pas au hockey dans l'une des deux villes-bulles choisies par la LNH.



Dans un article publié par le journaliste Alexis Bélanger-Champagne de l'agence de presse de La Presse canadienne, ce dernier raconte le fait que la ville n'est pas tournée vers le hockey comme on aurait pu l'imaginer à l'annonce de la candidature de la ville pour être l’une des deux destinations où il y aura du hockey.


Heureusement, les effigies des 12 logos des clubs de l'Association de l'Est sont affichées dans l'environnement aux abords du ScotiaBank Arena. Sinon, personne ne saurait qu'il y a environ 350 hockeyeurs professionnels dans la ville reine.

Selon le directeur général du Novotel, un hôtel près de l'amphithéâtre, l'engouement commencera une fois les séries débutées.

« Je pense que quand le tournoi va commencer, on va sentir l’engouement », a affirmé le grand manitou de Novotel, Frank Campo.

Même si la ville ne vibre pas autant qu'en temps normal. En 2019, tous les yeux des Torontois étaient fixés sur les Maple Leafs. Malheureusement, la formation torontoise avait échappé une avance de 3 à 2 dans les séries pour finalement s'incliner en sept parties face à leurs rivaux, les Bruins de Boston.

Comme les rassemblements sont proscrits dans les zones identifiées du centre-ville de Toronto et partout en Ontario, on ne peut pas vivre la frénésie comme les partisans l'avaient vécue lors de la conquête des Raptors de Toronto en 2019. On sait que le sport est un phénomène de société.

Comble de l'ironie, la plupart des bars et restaurants de la plus grande ville de l'Ontario sont fermés. Ça devient de plus en plus difficile d'avoir un engouement festif pour la Ligue nationale de hockey dans ces circonstances. Les gens se réunissent principalement dans leur domicile où ils peuvent écouter la partie avec quelques amis. On est bien loin des restaurants bondés lors des séries 2018 ou 2019.

Gary Bettman avait fait le pari de tout miser sur les droits de télédiffusion et de présenter des parties dans le cadre des séries de la LNH. On sait que les droits de télédiffusion représentent des montants colossaux pour les clubs et la Ligue nationale de hockey.

Je suis persuadé que les gens ont hâte aux séries de 2021. Souhaitons que la COVID-19 soit loin derrière nous à ce moment, sans quoi certains partisans pourraient troquer leurs habitudes de consommation de sports pour d'autres loisirs.
CARL ARMONI
30 JUILLET 2020  (19H46)