photo

AU TOUR D'ANDRÉ TOURIGNY DE VANTER LES MÉRITES D'ALEXANDER ROMANOV

André Tourigny a beau être âgé de seulement 47 ans, disons que sa carrière dans le monde du coaching n'est pas piquée des vers. Gravitant depuis plus de 22 ans dans l'univers du hockey junior, il a probablement occupé tous les postes disponibles dans les diverses formations où il a été à l'emploi, remportant même le titre d'entraîneur de l'année en 2005-06 avec les Huskies de Rouyn-Noranda, en plus de faire de même deux fois plutôt qu'une en 2019 (uniquement dans la OHL) et 2020 (dans la CHL en entier) avec le 67's d'Ottawa. À cela, on peut ajouter les exploits sur le plan international, lui qui compte une médaille d'or (2020) et deux autres d'argent (2010&2011) au Mondial Junior, ainsi qu'une autre en or au tournoi Hlinka-Gretzky en 2018. Avec tout cela, on oublie même qu'il a été adjoint avec l'Avalanche du Colorado et les Sénateurs d'Ottawa entre 2013 et 2016.



Bref, avec tout son vécu, lorsque le natif de Trois-Rivières émet son opinion sur un sujet qui touche le hockey, disons que ses propos doivent être pris au sérieux. De ce fait, le plus récent entraîneur de l'année au Canada a été invité à s'exprimer sur le futur du défenseur Alexander Romanov dans la LNH, en entrevue sur les ondes de TVA Sports, et lorsqu'il parle du Russe de 20 ans, nul doute que Tourigny tient le jeune homme en grande estime.


Tourigny a eu la « chance » d'affronter le choix de deuxième tour en 2018 du Canadien lors du plus récent Mondial Junior, lui qui était adjoint pour l'Unifolié, à deux reprises, soit une fois lors de la ronde préliminaire et l'autre lors de la grande finale. Ces deux matchs fut suffisants pour le stratège afin de dresser une estimation sur son style de jeu et son avenir dans la LNH et disons que son opinion est assez optimiste :

« Romanov a un futur, il va être un joueur important pour le Canadien. »

« Il va jouer de grosses minutes, c'est un très bon patineur, il est fort physiquement, a-t-il ajouté. Le monde parle de son physique, dit qu'il n’est pas gros [à 5 pi 11 po], mais si tu m'avais dit qu'il fait 6 pi 4 po, je t'aurais cru, parce que, quand il est sur la glace, il déplace de l'air, il frappe, il est fort. »


Pour Tourigny, nul doute que Romanov a sa place dans le top 6 de la Sainte-Flanelle, mais il se questionne s'il s'agit bel et bien du choix à faire pour son développement :

« Pour l'année prochaine, jouer [dans la LNH], il n'y a pas de problème, a-t-il d'abord souligné. Mais je ne pense pas que ça devrait être l'objectif. La question, c'est : "Peux-tu nous aider à gagner l'année prochaine?" Je ne sais pas s'il peut aider le Canadien à gagner l'année prochaine. Peut-être. Je ne le connais pas assez. »

Pour conclure, la discussion a bifurqué sur le plus récent titre que l'homme s'est mérité cette semaine puis on constate à quel point André Tourigny est comblé d'exercer cette profession et il espère qu'il pourra le faire au prochain niveau :

« Mon but, c'est d'être entraîneur-chef dans la Ligue nationale [de hockey], a-t-il admis sans détour. Je fais les efforts pour. Pendant la période qu'on vit, j'essaie de faire du développement professionnel, je suis toujours en train d'écouter des conférences, je lis des livres [...] parce que j’aime mon métier. Je ne sais pas si ça va me mener dans la Ligue nationale, mais sinon, ça va faire de moi une meilleure version de moi-même pour mon équipe junior. »

Somme toute, lorsqu'on prend compte de l'opinion que tient Tourigny à l'égard d'Alexander Romanov, parions qu'il ne voudra pas l'affronter trop souvent s'il venait à effectuer un retour dans le circuit Bettman. Pour les partisans du Canadien, disons que les propos tenus ci-dessus ont de quoi venir confirmer que le jeune arrière gaucher de 5 pieds 11 pouces et 185 livres pourra rendre de grands services à l'équipe si son développement se passe en bonne et due forme. On lui souhaite, tout comme à l'entraîneur québécois, le mieux pour leur avenir professionnel.

Rappelons qu'Alexander Romanov s'est entendu sur les modalités d'un contrat d'entrée de trois ans avec le CH au début du mois de mai, mais celui-ci n'est pas encore officialisé par la LNH puisqu'elle doit attendre les développements de la reprise ou non des activités.
CHARLES-ANTOINE NICOL
6 JUIN 2020  (11H08)