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« AU MOINS, ON N’A PAS À JOUER CONTRE LE CANADIEN AU CENTRE BELL » -KRISTOPHER LETANG

Il y a un peu plus de dix ans, le Tricolore causait une immense surprise en éliminant les Penguins avec une équipe qui était destinée à visiter les terrains de golf plus tôt que tard. Kristopher Letang s'en souvient, et même très bien. Il avait assisté à tout un revirement de situation.



« C’est toujours spécial pour moi d’affronter le Canadien, a dit Letang en visioconférence de l’Hôtel X de Toronto. Oui, en effet, c’était un mauvais souvenir cette série de 2010. C’était quand même une série très excitante, Halak avait vraiment été spectaculaire. Mais on a appris beaucoup de cette série dans le futur. De jouer contre Montréal, c’est toujours spécial. C’est l’équipe de mon enfance, c’est une équipe que je continue de suivre. Je suis très excité à l’idée de vivre une série contre eux. »

Rappelons que Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Kris Letang et l'assistant entraîneur Jacques Martin avaient été témoins du printemps Halak.

Si pour plusieurs, la série Canadiens-Penguins devrait être à sens unique, le défenseur des Penguins n'est pas d'accord : « Je pense que ce sera une série difficile, a répondu le défenseur de 33 ans. Le Canadien est une équipe avec de la rapidité, de bons jeunes joueurs. Il y aura de l’attaque. Les deux gardiens recevront plusieurs tirs. Au moins, on n’a pas à jouer contre le Canadien au Centre Bell avec toute l’atmosphère de là-bas. C’est probablement un petit point positif pour nous. »

Par rapport à la grande expérience des joueurs des Penguins, le joueur québécois ne croit pas que ce sera un si grand avantage : « Je pense que dans le scénario où on se retrouve, l’avantage sera peut-être moins grand. Il n’y a pas de foule, pas de distraction. À mon avis, c’est plus ou moins un avantage. Les joueurs avec l’expérience peuvent toutefois rester calmes dans des situations plus stressantes. S’il y a un avantage, il est probablement là. »

L'entraîneur de Pittsburgh a une mentalité légèrement différente : « L’expérience se compare à un professeur. Elle t’enseigne beaucoup de trucs. On apprend beaucoup de nos expériences dans la vie, a renchéri Mike Sullivan. Les joueurs, entraîneurs et les équipes vivent le défi d’un parcours vers la coupe, ils vivent le succès, mais aussi les échecs. Ça t’offre une certaine perspective. Tu as le bénéfice de ces expériences pour t’inspirer, si des situations arrivent dans une série haute en émotions. Tu peux te dire : "on a déjà vécu ça, on doit avoir la tête à la bonne place". Notre noyau est très accompli. Ils sont bons et en veulent plus. Ils comprennent à quel point c’est difficile de gagner. On ne tient rien pour acquis. On sait quel type de défi ce sera contre une équipe très bien dirigée. »

Crédits : Journal de Montréal
PABLO HERRERA
30 JUILLET 2020  (7H14)