Habs & LNH

Des nouvelles de l’ancien ”King” du Canadien!

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Micros sous le nez, caméras intrusives, airs sévères… L’ancien joueur du Canadien déplore le caractère impersonnel des vestiaires d’aujourd’hui dans la Ligue nationale de hockey et regrette l’ambiance décontractée de son époque, faite de franches rigolades.

« Je crois que la chambre doit être pour les joueurs seulement », explique Gibert Dionne, joint à Tavistock, en banlieue de Kitchener, où il réside.

Le vestiaire est-il devenu un endroit quasiment public en 2017 avec la myriade de réseaux de télévision qui les fréquente constamment et les émissions spécialisées de couverture en coulisses qui suivent les joueurs dans leur quotidien à l’aréna?

Lors de son passage dans la LNH au début des années 1990, le vestiaire était le repaire de l’équipe, son antre, rappelle l’ancien no 45 du Tricolore. Un endroit où l’on pouvait plaisanter, se ressourcer, et lâcher son fou comme le veut l’expression populaire.

« Jacques Demers était très fort là-dessus : “Les boys, c’est votre chambre, vous avez une ou deux heures avant la pratique. C’est votre temps de redevenir un p’tit jeune, de faire des conneries, de se dire que c’est juste un match” », se rappelle-t-il.

« C’est ça que j’ai aimé dans mon temps, enchaîne le frère de l’illustre Marcel. Il y a trop de caméras, de téléphones dans le vestiaire qui veulent tout filmer maintenant. Je suis très content d’avoir joué dans les années 90. »

Jacques Demers

Le « King » Dionne

Dionne appréciait ces moments de camaraderie au point de les provoquer lui-même le plus souvent possible.

À l’occasion du 40e anniversaire de la mort d’Elvis Presley, l’ancien ailier gauche, auteur de 21 buts en 39 matchs à sa saison recrue, a raconté comment il aimait prendre les atours du roi du rock dans le vestiaire et l’imitait pour détendre l’atmosphère.

« Je mettais ma serviette autour du cou. Je dansais avec mes genoux, je m’étirais aussi en même temps, je me préparais pour le match. On a eu ben du fun dans la chambre », raconte Dionne, qui a hérité de sa mère sa passion pour le chanteur.

« Dans la chambre, il y avait des moments tendus, un peu stressants. Je le voyais dans la face des joueurs. Après tout, c’est un match de hockey, pourquoi pas avoir du fun. Alors oui, je dansais comme Elvis et je chantais une couple de chansons pour relaxer les joueurs dans le vestiaire pour qu’on se prépare pour un gros match », avoue-t-il.

Mike Keane, Brian Bellows et Shayne Corson l’ont surnommé le King, un sobriquet qu’il traîne encore aujourd’hui.

”On avait un roi en français vu que Patrick [Roy] était dans le filet. Il fallait trouver un king en anglais”

-Gilbert Dionne

« Les gars disaient ça ne se peut pas, ce qui se passe ici. »

Dionne ne se fait d’ailleurs pas prier longtemps pour se remettre dans les souliers de l’icône de la musique, toujours capable de chanter de mémoire le tube Suspicious mind.

« Comment peux-tu ne pas aimer ça », demande-t-il.

”Le hockey n’est qu’un jeu”

L’austérité des joueurs contemporains, leur sérieux, irrite un peu Gilbert Dionne.

Il se remémore que son sport est un jeu, qu’il faut le pratiquer pour avoir du plaisir essentiellement.

« Je sais que c’est beaucoup de pression. Notre ancienne vedette Guy Lafleur disait dans le temps qu’il faut avoir du fun, c’est ça le hockey. J’ai toujours gardé ça en moi. Si Guy Lafleur dit qu’il faut avoir du fun, on va en avoir du fun…et on en a eu. »

Des comparaisons entre lui et Pk Subban : Suite ici bas sur ”suivant” >

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